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ana la china497 June 23, 2005

Ana la China / Genève / Jeudi 23 juin 2005 / Kiosque des Bastions / Live acoustic flamenco-fusion / Polux

Flamenco performance
Ana la China
Ana la China débute sa formation de danseuse à Séville en 1984 avec Manolo Marín. Dès 1988, elle se produit en public à Seville tout en poursuivant sa formation auprès de maîtres de la danse flamenca tels que « Manolete », « El Güito », Angelita Vargas et Manuela Carpio. En 1999, elle devient très proche de la grande danseuse « La Chana » qui lui transmet et continue de lui transmettre son art. Lors des nombreuses « juergas » auxquelles elle participe, elle assimile les éléments essentiels du flamenco (c’est lors de ces manifestations que se vit pleinement la tradition). Quinze années de scène, entourée de musiciens de haut vol lui permettent de développer un style authentique qui révèle sa personnalité profonde.
Ana La China possède une grande expérience professionnelle, allant des « tablaos » et des « peñas » aux théâtres les plus prestigieux.
L’amitié qui la lie au chanteur Antonio de la Malena, originaire de Jerez-de-la-Frontera, l’amène à découvrir le style de flamenco propre à cette ville. Depuis, consciente qu’elle y trouve les artistes qui conviennent le mieux à son tempérament – tels que les guitaristes Domingo Rubichi et Alfredo Lagos, les chanteurs Luis Moneo, Antonio et Manuel de la Malena, les percussionnistes Luis de la Tota et Jose Rubichi – elle collabore de plus en plus avec eux. Dès 1994, et jusqu’à aujourd’hui, elle se produit en Espagne et tourne en Europe en leur compagnie (France, Suisse, Portugal, Italie, Belgique).
Elle participe également en 1995 à la création du spectacle « La route tzigane » donné en France, en Italie et à Hong-Kong, avec les musiciens Manganyiars du Rajasthan et le Taraf de Haidouk de Roumanie. En 1998, elle participe avec le danseur Ravi Shankar Mishra à la création d’un spectacle sur la rencontre entre la danse kathak et le flamenco, intitulé « De Bénarès à Jerez ». Ce spectacle, qui connaît un succès remarquable lors de tournées en Europe entre 1998 et 2003, fait également l’objet d’un film documentaire.
Danseuse de tempérament, Ana la China est une artiste d’une extrême expressivité, capable de captiver son public au point de lui faire partager ses émotions les plus intimes. Selon une tradition flamenca devenue malheureusement rare sur scène, elle laisse une grande place à l’improvisation dans ses spectacles. Le public, conscient que peu d’artistes prennent ce risque, est envoûté par le jeu spontané entre les musiciens et la danseuse, où chaque instant est unique. Sa danse intense et sauvage est une incarnation du flamenco le plus authentique.
www.analachina.com

La Performance : « La guerre du feu »

Cette performance met en scène la danseuse de flamenco Ana la China et la danseuse contemporaine Virginie Scherly. A la base de leur réflexion, une question :
Le flamenco est-il transposable en dehors du cadre traditionnel?
« La Guerre du Feu » est leur réponse à cette question. Sous forme de dialogues ludiques, chaque danseuse explore la palette rythmique et gestuelle de l’autre, donnant ainsi naissance à une chorégraphie très haute en couleurs. Les ressources du flamenco mêlées à celles de la danse contemporaine donnent aux danseuses un pouvoir expressif immense, qui leur permet de faire côtoyer sans peine le tragique et le comique.
« La guerre du feu » est une allégorie sur le thème du partage. Les deux protagonistes vont utiliser toutes leurs ressources – force, surprise, séduction, ruse, intimidation – pour s’approprier le feu, symbolisé ici par une grande pièce de tissu rouge, richement décorée, appelée « mantón » en espagnol. Nulle idée de partage n’apparaît au début : c’est la guerre totale. Il faut à tout prix posséder le feu et en déposséder l’autre … De bagarre en tricherie, de piège tendu en négociation stérile, les adversaires vont finir par se lasser et imaginer une nouvelle issue : le partage. Dans un moment de grande tension, l’une des danseuses finit par tendre le mantón à l’autre qui s’en saisit avec douceur. Bien que de part et d’autre subsistent encore quelques sursauts de méfiance et de haine, le calme finit par régner et soudain c’est l’explosion de joie ! Les protagonistes entament un pas de deux, dansant tour à tour avec le mantón. La paix s’installe.
Se croyant seules au monde, les deux danseuses – désormais amies – en oublient de veiller sur le feu. Dans un moment d’inattention, apparaît un troisième personnage – en l’occurrence l’un des musiciens – qui s’empare du mantón et s’enfuit.
Les danseuses sont accompagnées de trois musiciens : Martha Przecasa, Manuel Bermudez-Kern et Didier Hatt. Des percussions, du piano, de la trompette, de l’euphonium (tuba ténor) et des chants soutiennent l’action des danseuses.
Live acoustic flamenco-fusion
Polux
A la base du groupe, il y a Mathieu Delieutraz, guitariste genevois, qui après avoir joué du funk, s’est orienté vers une approche plus hispanisante et acoustique de la guitare. Suite à un long séjour en Espagne, son premier projet de guitare solo voit le jour et s’intitulera « Domestique ». En 2002, il rencontre Blaise Caillet, guitariste lausannois, d’influence jazz et musique latine. Le son chaud de la guitare espagnole se mélange au son plus moderne de la guitare électrique jazz. Les sensibilités se retrouvent et l’envie commune de réaliser un projet qui traduise les désirs de chacun naît tout naturellement. Le groupe s’appellera Polux …
La plupart des compositions et arrangements étant faits, les deux musiciens font appel à Pascal Jean, batteur genevois, afin de jouer les percussions nécessaires à l’esprit des compositions (cajòn pour le flamenco, darbuka pour l’influence orientale, cymbales, shaker, etc … pour l’influence jazz). Le groupe fait également appel à Cyril Baraud, accordéoniste vivant entre Genève et Thonon, influencé par la chanson française et la musique ethno. En 2003 et 2004, un chanteur lausannois d’origine espagnole, Salvador Escalona, intervient sur quelques titres que le groupe Polux joue en concert. D’influence jazz, le chanteur a su introduire des vocalises typiquement flamenco. Le résultat est formidable.
Polux joue en quartet depuis deux ans et se produit en concert sur diverses scènes en suisse romande. Le public, conquis, se laisse emporter par la musique du groupe. Polux est une vibrante invitation au voyage … telle la musique d’un film de demain … entre flamenco et jazz, il pourrait se qualifier de flamenco atmosphérique … enivrant, rêveur, envoûtant …